Un catamaran qui produit son énergie et son eau
Trois sources de production complémentaires, un circuit d'eau fermé, et aucune escale technique obligatoire. Le projet sert de démonstrateur à l'approche appliquée en bureau d'études.
Faites tourner le bateau, puis touchez un repère pour suivre le flux d’énergie et d’eau.
L’hydrogène stocké est converti en électricité pour la propulsion. Le stockage de 6 kW absorbe les pics de demande et lisse la production.
Production complémentaire au solaire, avec un stockage dédié de 3 kW pour ne pas dépendre de l’instant.
Orienté eau chaude sanitaire en priorité, le surplus rejoint le stockage. Trois sources complémentaires : la perte de l’une ne compromet ni la navigation ni le confort.
Batteries et réservoir d’hydrogène. C’est le tampon qui découple production et consommation, et qui rend les escales techniques facultatives.
Alimentée par le stockage : l’eau douce est produite à bord, pas embarquée.
Réserve dimensionnée pour l’équipage entre deux cycles de production.
Les eaux usées sont récupérées, traitées et réinjectées — les WC fonctionnent à l’eau de rinçage. Rien n’est rejeté sans traitement.
Énergie
La propulsion repose sur un moteur hydrogène adossé à un stockage de 6 kW. Deux productions renouvelables l'accompagnent et se relaient selon les conditions : l'éolien en complément, le solaire qui alimente en priorité l'eau chaude sanitaire.
- Moteur hydrogène associé à un stockage d'énergie de 6 kW
- Production éolienne de 3 kW, avec stockage dédié
- Production solaire de 2 kW orientée eau chaude sanitaire, stockage complémentaire
Le dimensionnement est fait pour que la perte d'une source ne compromette ni la navigation ni le confort à bord.
Eau
L'eau douce n'est pas embarquée : elle est produite. Le dessalinisateur alimente une réserve de 200 à 300 litres, et rien de ce qui a servi n'est rejeté sans traitement.
- Dessalinisation embarquée
- Stockage d'eau potable de 200 à 300 litres
- Récupération et traitement des eaux usées, réinjectées dans le circuit
- WC fonctionnant à l'eau de rinçage issue du circuit de récupération
Ce que le projet démontre
Un bateau autonome est un bâtiment en miniature : production, stockage, distribution, récupération, traitement. Les arbitrages y sont plus durs qu'à terre — le volume est compté, la masse aussi, et il n'y a pas de réseau de secours.
C'est cette contrainte qui rend l'exercice utile : ce qui tient à bord tient a fortiori dans un bâtiment raccordé.